Hier, j’ai livré un combat un tantinet pathétique, mais fort symbolique :

J’ai chipé le légo de la statue de la liberté appartenant à mon héritier, pour l’emporter hors du domicile, lui infliger un trajet en métro, puis le poser, fièrement, modestement (mais fermement quand même) … pile en face du pot à crayons et à droite de l’ordinateur, sur mon bureau.

Ou : Comment, au beau milieu de son servage quasi consenti de cadre parisienne, protester, aux yeux de qui saura regarder … (et, à fortiori, protester au moyen d’un objet fabriqué par de vrais esclaves du  bout du monde) .

 

La semaine dernière, j’ai renoué avec la Neandertal en moi :

Je me suis promenée au bois de Vincennes, un matin normalement travaillé, dans le(s) but(s) de réfléchir / me muscler / méditer / décider. Mais, à plusieurs reprises, je me suis retrouvée prise dans une joie primaire et instinctive, aux antipodes des terrains de l’intellect, des choix, de la spiritualité ou de l’effort physique initialement envisagés :  Dame nature m’a rattrapée et transportée … plein de fois : quand l’un des cygnes délassait ses ailes en virevoltant sur l’eau … en suivant des yeux la cime d’un immense marronnier, jusqu’à son faîte … en surprenant un corbeau décoller, tout fier de lui, avec sa prise dans le bec … en respirant … en foulant l’herbe verte …

Ou : Comment, en voulant « manager » sa vie et son corps … et en pensant renouer avec soi-même, s’apercevoir que tout (et soi-même, donc) est à la fois beaucoup plus simple et beaucoup plus puissant que ce que l’on pense ….

 

Bref : Mes 40 ans m’auront, finalement, offert deux sympathiques et surprenantes découvertes :

-        Comment semer des tout petits cailloux pour s’auto-maintenir (s’auto entrainer) dans le chemin

-        Et comment s’appuyer sur le grand tout (de la nature ? du réel ?) pour se ressourcer 

newmwa