« L’humour est la politesse du désespoir », rappelait un comique que j’adulais, mais dont un crabe a fini par avoir raison.

Ca n’est pas seulement parce que je l’adorais, que je pense qu’il avait raison : il me semble bien avoir souvent, moi-même, essayé de dire  l’indicible en ricanant … peut être même encore aujourd’hui, à bien y penser.

Dans tous les cas, je trouve toujours profondément touchants, admirables, ceux qui, en riant, essaient de trouver, ou d’imaginer seulement, une « voie de sortie » possible dans des situations moches. Alors, l’humour ne serait pas que sa politesse, au chagrin … il est révolte devant le chagrin, il est antidote … et, devant les chagrins tels qu’il n’y a plus ni combat ni remède, il est au moins dignité, dissidence, il est quand même l’ultime affront à faire au malheur que d’oser imaginer, concevoir ne serait-ce qu’en pensée, une issue.

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